Skip to content Skip to footer
  • Le Centre communautaire Bon Courage est un milieu de vie. Sa mission est d’accueillir, accompagner et soutenir les résidents du secteur Hodge-Carré Benoît et ses alentours. Il contribue avec eux à l’élaboration d’actions visant leur développement personnel, social et communautaire.

  • Respect. C’est autant un droit qu’un devoir fondamental. Le respect est à la base de nos rapports avec tout individu, quel que soit son origine, sa culture, sa religion ou son milieu social.

     

    Égalité des droits. Chacun a le droit de faire ses preuves, d’exploiter ses talents, de surmonter les obstacles, le droit de réussir. La participation citoyenne contribue à cette égalité des droits.

     

    Entraide. C’est d’abord une expérience de solidarité, de partage. L’entraide favorise le soutien entre pairs, la mutualisation des forces et le développement d’un réseau social.

     

    Autonomie. Reconnaître la capacité de chaque personne de pouvoir faire des choix éclairés par elle-même en faisant appel à toute ressource qu’elle juge opportune ou nécessaire pour ses besoins et son épanouissement.

L’intervention en milieu de vie repose sur diverses notions et approches telles que l’approche globale, l’éducation populaire, l’approche féministe, l’empowerment et la conscientisation. Toutes ces notions ou approches enrichissent indéniablement notre travail parce que chacune d’entre elles place les usagers comme sujets actifs, encourage le partage de savoirs et vise les changements individuels et sociaux dans le but d’améliorer les conditions de vie des individus. L’usager est donc au cœur même de sa propre démarche et l’acteur principal des changements désirés. Il fait partie d’un ensemble, d’une communauté qui intervient sur le plan des transformations sociales.

L’intervention en milieu de vie donne lieu à des pratiques novatrices, car elle exige des ajustements constants en regard de la réalité conjoncturelle ou des besoins méconnus ou insatisfaits des participants et membres des organisations. Elle alimente la capacité de l’organisme de « faire autrement », de tenir compte de la culture, du rythme et des besoins changeants de la population. Elle s’articule principalement autour de la reconnaissance de l’expertise de chaque personne – tant des personnes usagères que des intervenants(es), mise sur l’entraide des pairs et offre un milieu accueillant où chacune peut expérimenter et apprendre. L’intervention en milieu de vie renvoie à la capacité à répondre aux besoins de personnes qui fréquentent leur ressource sur une base volontaire, tout en utilisant diverses approches.

Cette façon de faire, cette façon «d’être avec» les personnes usagères, diffère également des pratiques qui préconisent l’intervention individuelle structurée ou des approches institutionnalisées qui posent un diagnostic et proposent une démarche davantage encadrée.

Au-delà des lieux physiques, le milieu de vie et l’intervention qu’on y développe réfèrent à des façons de faire et des façons d’être qui reposent principalement sur le partage et les échanges entre plusieurs personnes, usagères ou intervenantes. En fait, selon Duval et al. (2007), «plutôt que de constituer une approche spécifique d’intervention, le milieu de vie (…) correspond au contexte d’intervention» qui offre la possibilité de faire des interventions de façon informelle, au jour le jour, dans le quotidien de la ressource. Ainsi, le fait de faire, dans des projets, de l’intervention individuelle et de groupe formelle et structurée, ne doit pas empêcher de laisser de la place aux interventions de groupe non structurées et informelles, lors des repas ou à un autre moment de la journée.

Le jumelage de « l’informel » et du « formel » favorise donc le développement d’un sentiment d’appartenance de la part des personnes usagères de même que le partage et les échanges entre elles et avec les intervenants(es). Sur un autre plan, le terme « milieu de vie » peut aussi faire référence au quartier, à la communauté immédiate où s’inscrivent l’organisme communautaire et les personnes usagères qui le fréquentent. Le Centre Bon Courage s’est implanté à Place Benoît pour pallier une absence de services, mais aussi pour en dynamiser les forces, en soutenir le développement ou la revitalisation.

(extrait de notre cadre d’intervention en milieu de vie inspiré par Relais femmes)